Sacer facere, de sang et de cendre...

Extrait du roman.

                            Prologue. 

 

 Mars 2000.

 

                                
Depuis quelques heures, les actualités mondiales tournaient en boucle, s’échappant d’un écran géant par la moindre ouverture. Ce brouhaha se mélangeait à des cris d’enfants, loin de prêter l’oreille aux drames de leur époque.
Dehors, la température se montrait aussi froide qu’à l’intérieur de la pièce. Assis au creux de son fauteuil en similicuir, effrité par les griffes de sa chatte Opium, l’individu ne bougeait plus ; son verre roulait à terre.
La mort venait de le prendre, ou plutôt il partit la chercher ; image glaçante de l’humain seul au monde.
Il eut juste le temps de saluer la dernière éclipse totale du siècle.
Une odeur prégnante de tabac froid, et de litière à l’abandon régnait au sein de l’espace clos du salon.
Opium réclamait à manger.
L’animal n’appréhendait pas encore l’absence de son maître pour l’éternité.
Le coeur de l’homme avait lâché, renoncé aux combats injustes, aux malheurs imposés, à une solitude subie.
La pièce en désordre témoignait de la négligence d’un type, pourtant autrefois si méticuleux.
Au fil du temps, il s’était affaibli sciemment. Il avait oublié de comprendre, de lutter, de prendre du recul, de sourire, juste un sourire !
L’alcool avait vaincu la nourriture ; des litres qui se mélangent à n’en plus finir au sang, des cocktails de poisons qui asphyxient un foie déjà fragilisé.
Perdu au fond de son siège, il se montrait amaigri, le visage au demeurant impavide, le corps décharné par des mois de privations.
12
L’odeur de la mort flottait autant qu’il flottait à l’intérieur de ses vêtements.
Usée par les nouvelles d’un monde à la dérive, la télévision s’éteignit automatiquement, rajoutant une touche de silence, bientôt éternelle.
Et puis, soudain, le calme apparent se brisa. On frappa fort à la porte, jusqu’à ce que la serrure cède.
Opium miaula.
Opium s’enfuit, évanouie en fumée volante.
La vie venait d’infiltrer l’antre du trépas.
Une foule compacte d’uniformes s’engouffra afin de secourir celui qui avait déjà tiré sa révérence.
Devant lui étaient posés son képi d’officier et son placard de médailles pendantes ; souvenirs d’une brève période glorieuse.
Disparu sans panache, volatilisé en un triste abandon, brûlé à l’égal de sa courte existence.
Il s’appelait Pierre, et fut mon meilleur ami.

 

 

 

SACER FACERE, de sang et de cendre... (MVO éditions)

Quatrième de page, ou résumé roman.

Elle s’appelle Sylphide, fillette autrefois torturée, violée, et aujourd’hui terrée dans les brumes des étangs de la Brenne.

Elle est déterminée à recouvrer à tout prix sa fertilité et se métamorphoser en une maman aimante.

Elle se dissimule, semblable à une murène, en embuscade, à l’affût de crédules mères porteuses.

Enfants tant espérés, qui, à l’insu de leur génitrice, deviendront les tristes victimes de cérémonies de sacrifices en l’honneur de Junon, déesse de la fécondité.

L’insaisissable diablesse bouleversera ma vie par la disparition de mon meilleur ami, Pierre, mort à l’image d’un martyr.

Cette perte tragique marquera pour moi le début d’une autre histoire, d’un chemin imprévu, long, semé d’embûches.

Dès lors, mon existence sombrera dans de cruelles et multiples désillusions…

Le démon avait-il pénétré mon quotidien ?

Junon ! Oh ! Junon !

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